Maltraitances infantiles, abus…. Libérons la parole!


Mes proches sont un peu au courant sans jamais que je sous rentrée dans les détails mais ils savent les causes de mon hypervigilances, de mon hostilités à la nouveauté de ma méfiances à la nouveauté, l’imprévu, les hommes…

Certaines choses ont beau être loin en nombre d’années, elles sont présente chaque jours, comme des fantômes, et chaque jours il y ces ombres, ce rideau, cette prison invisibles, ces images qui reviennent malgré tout ces efforts pour les chassés, les mettre en arrière et aller de l’avant….

Reprendre sa route, cicatriser le passé, ne pas verrouiller les émotions. Dans l’adulte qui souffre aujourd’hui, il y la petit fille désemparée qui hurle face au vent. Il en faute des effort pour remuer la petite once de poussière de courage au plus profond moi pour libérer la parole.

Je sollicite en vous la plus grande attention par dela mon témoignage, pas pour moi, mais pour ceux qui vivent ces atrocités, et pour ceux qui ont gardé le secret des années, des décennies et qui ont grandie avec ce secret persuadé d’être coupable du silence ou de mériter ce qu’ils ont subis.

Merci à vous svp de partager, liker, diffuser, pour ouvrir la voie, la parole, et faire avancer les choses ensemble!

afk

J’avais 6 ans…


Petite parenthèse ici pour un article assez personnelle, sur une partie de mon histoire. En ce moment on commence à parler (enfin) du harcèlement à l’école et entre enfants.
Ceux qui connaissent mon parcours savent que pour moi tout a commencé, j’avais tout juste 6 ans, et lui en avait 16, il voulait jouer a des jeux de grands, il m’a forcé à faire des choses qu’un petite fille de 6 ans ne devrait pas connaitre. Et il s’est pris au jeu, avec des menaces plus perverses les une que les autres : manger de la terre sous la menace d’un couteau ou d’un fusil de chasse à genou, aller chercher un jouet dans sa poche en bloquant bien ma main au bon moment, m’obliger à mettre un jouer dans mes habits et le laisser aller le chercher, jouer à me laisser étrangler, il me soulevais par le coup avec ses 2 mains, et serrait jusqu’à temps que j’ai un blanc, ou avec un écharpe en serrant petit à petit, a côté ses coups de pieds sous la table au moment des repas, les coups de points dans l’épaule, les pincements devenaient des broutilles, même si elles me faisaient pleurer. Çà a duré plus cinq années jusqu’à mes 11 ans, j’ai tout caché, j’ai menti sous les menaces, par la peur, j’ai caché mes bleus, voir souvent des hématomes, c’est si facile a cette âge de se se dire que j’étais tombée à vélo, que je m’étais cogné et vous savez quoi? Plus le bobard est gros et mieux il passe.!!  Paradoxalement en primaire j’avais beaucoup d’amis à l’école, je m’éclatais en récré, je passais pas un weekend sans aller chez un copain ou une copine. J’habitais dans une petit impasse et nous étions un bande de 4 potes ou j’étais seule fille, nous étions dehors été comme hivers à faire des parties de foot, des cascades à vélo, des descentes en skate, alors vous comprenez maintenant pourquoi l’excuse des gadins passait crème, car je tombais souvent….De plus a coté j’étais épanouie en société, timide avec les grands mais très entourée, c’était insoupçonnable ou presque.

Je me rappel d’un après midi piscine chez une amie vers mes 8 ans, ou le père de cette amie, m’a vu sortir de l’eau le dos et les jambes couverts de bleus, il s’est approché moi et m’a entouré d’un serviette, il m’a dit « je  trouve que tu te blesses rudement souvent quand même », pis c’est tout, pas de suite, et à cette époque ça m’a rassuré, j’étais terrifié qu’il me fasse cette remarque.

Il ya eu ce jour ou je sortais de l’hôpital après un grosse opération des hanches et 2 cicatrices de 18 cm de chaque côté des jambes et de gros fils. Il a volontairement taper avec son poing sur les cicatrices plusieurs fois et les fils a ont sautés, j’ai raconté que je m’étais pris le ballon, et que je venais de me cogner, la encore mon bateau à marché, je me rappellerais toujours on m’a recousus sans m’endormir. J’ai depuis un cicatrice encire très gonflé.

Pendant cette période de ma petite enfance, je ne dormais plus, je ne mangeais quasi plus (juste un fromage blanc le soir, ou un peu de purée), le peu que je dormais je me réveillais en ne pouvant plus respirer, en larmes et claquant des dents et évidemment on a vite diagnostiquer des terreurs nocturnes …..mais comment c’est possible chez cette petite fille certes timide mais qui est épanouie.

Un jour, à mes 11 ans (lui avait donc plus de 20 ans), ceux qui me gardait ont décidé de partir dans le sud de la France avec leur fils (donc lui) et c’est a se moment la que j’ai tout lâché, en suppliant tout le monde d’en rester la, ils allaient partir, j’allais oublier…ERREUR!!!!

Petite et même ado, j’étais un gamine petite et menue, plus maigrichonne que les filles de mon age. Arrivée en 6ème, je me sentais fragilisé mais j’avais gardé ce reflex de ne rien laissé paraitre. Bien évidemment cela s’est vu comme le nez au milieu de la figure. Mon arrivé en 6ème j’ai eu l’impression de débarquer sur une autre planète, je n’arrivais pas à me faire mon trou après les abus et les maltraitances c’est le harcèlement scolaire qui à commencé . Ça a commencé par des moqueries qui me passaient au dessus (la naine, la rachitique) et vu que j’ignorais les mots les bousculades ont commencé, et mon petit gabarie portant un lourd cartable j’avais vite fait de valdinguer, je me sus cassée une dent en tombant quelques semaines après la rentrée. Ensuite j’étais devenue un distributeur de fournitures : feuilles, cartouches, colles, stylos….et si je refusais j’étais une radine. Les mots dans mon agenda qu’on m’avais piqué, les insultes, les menaces….

J‘étais (et je suis toujours) sourde de l’oreille droite, alors leur petit jeu était de se mettre volontairement à ma droite et de parler très bas en me demandant quelque chose, et bien sur j’entendais que dalle, ou alors de faire semblant de parler en mimant avec la bouche, oui ma surdité a été un vrai petit jeu pour eux.

Après ce que j’avais subis dans mon enfance, je me suis persuadée que c’était normal, que je le méritais, alors pourquoi se plaindre de quelque chose que je méritais, on m’aurais ri au nez.. Un jour un prof a assisté à une scène ou un grande de ma classe m’avais soulever par le col et me secouait fort pendant que un autre m’avais pris mon sac, il à gueulé sur le coup et le grand m’a lâché et au cour d’après, il passé l’heure entière a parler du comportement et du harcèlement, heureusement on commençait à en parler, mais la majorité des adultes prenaient cela comme des querelle d’ados. Ce prof me ramenait jusqu’à ma rue pour être sur que personne ne viendrait me chercher des histoires, pendant un moment cela s’est calmé, mais c’était plus sournois. J’ai passé le reste de l’année a éviter les groupes, caché dans les toilettes, ou n’importe quel endroit ou on ne me trouverait pas.

En 5ème ça c’était calmé, cela se contentait de quelques moqueries, quelques coups mais pour moi comparé à avant c’était rien, j’encaissais, j’étais comme blindé. En 4ème et en 3ème ça a repris de plus belle. Les garçons avaient grandis, les filles devenaient des femmes et moi j’étais la bourre niveau puberté, la moquerie était facile, me faire croire que je m’était gourée de classe ça les faisant rire et moi je m’en moquait, j’avais aucuns complexes de ce côté, mais j’ai compris que surtout les filles étaient susceptibles sur leur hanches larges et leur kilos qui les rendaient boulottes, ils m’a suffit de dire que j’aimais mieux être dans mon cas que le leur car je serrais pas le bide pour rentrer dans mon jean et ça les a calmé. J’ai juste du me résoudre à être totalement exclue du groupe, qu’importe j’avais une vie à l’extérieur, des passions, je faisais du sport en compétition, de la peinture, je faisais tout pour me focaliser sur ses moments.  Je précise que à cette époque je n’avais pas le handicap à la marche aussi prononcé que maintenant car mes opérations à 5 et 6 ans avaient bien fonctionné. Je me jetais à corps perdu dans le sport (GRS, escrime, escalade)  et dans la peinture et la encore j’avais des amis, l’ambiance était supers, j’avais beaucoup d’amis mais nous ne fréquentions pas les mêmes collèges.

Je suis partie au lycée, et la j’ai commencé à être vraiment malade avant d’aller en cours, pas de simples maux de têtes, mais des malaises, je devenait blanche, et la médecine scolaire m’a parlé de phobie scolaire confirmé par mon médecin traitant, de plus l’ambiance était de nouveau loin d’être bonne dans ma classe. Le jour de la rentrée on m’a demandé combien de classe j’avais sauté tellement je ne faisais pas mon âge, et les insultes on recommencé, plus sournoises car cette fois on s’attaquait aux personnes qui venaient vers moi qui avait vite fait de choisir le camp du coup. Même au lycée on me tapait dessus les filles comme les garçons. C’était devenue tellement banal, tellement normal que j’ai encaissé les coups comme je les aient encaissé quand j’avais 6 ans, comme lorsque j’ai encaissé ces caresses déplacés sur mon corps de petite fille, comme j’ai mangé de la terre à genou, un fusil de chasse sur la tempe dans le fond du jardin. Une partie de moi trouvait ça injuste , dur et était terrorisé et l’autre était persuadé que c’était normal alors pourquoi venir parler de tout ça puisqu’on va me répondre que tout est normal et que je n’ai rien a dire.

A la sortie de tout, a la fin du lycée, j’ai eu un  très gros ras le bol, j’ai tout simplement arrêté de manger, je n’avais plus faim, je ne me privais pas, je ne pouvais plus rien laisser entrer dans cette coquille vide. De 44 kilos, je suis tombée a 29 kilos en quelques mois,  un an d’hôpital pour prendre 10 petit kilos, sortir a 39 kilos et retomber une nouvelle fois a 29 kilos, nourrir mon corps me répugnait, et c’était bien plus grave qu’un problème de régime car je n’ai jamais eu de problème de poids, juste pour manger (bon j’ai aussi fait de l’anorexie du nourrisson mais il est fort probable qu’il n’y est pas de lien), il m’aura fallut bien des hospitalisation pour réapprendre à manger et à me faire plaisir avec la bouffe (et c’est pas gagné, je ne suis pas gourmande et je hais les repas, encore pire en groupe), mais j’ai réappris la convivialité autour d’un table ce qui est déjà un étape.

Je me suis beaucoup auto mutilé, surtout les bras, et les marques sont encore très visibles sur mes avants bras (plus de 50 cicatrices), par moment j’ai honte, ou peur des questions, je voudraient qu’elles disparaissent, elles me rappellent de tres mauvais moment, le nombre de fois ou j’ai finit aux urgences pour des points de sutures, les questions des médecins, les stigmates sont visibles sur mon bras aux yeux des autres et c’est encore compliqué pour moi à gérer.

Si vous avez eu le courage de tout lire (bravo, vous êtes courageux), j’arrive à la conclusion, aussi je suis une jeune femme en hypervigilance, méfiante, qui s’excuse tout le temps d’être la, qui à encore peur au fond d’elle même de tout les hommes, même des ses amis (qui pour certains le savent et merci a eu de tout faire pour me rassurer sans jamais me juger), qui manque de confiance en elle, mais qui change quand elle voit que par moment elle réussit des choses alors que elle se croyait nulle. Mon blog s’appelle « The little inside » ce titre n’a pas été choisit par par hasard. Le jeune femme que je suis devenue se bat tout les jours pour se rassurer et se dire que celui qui l’a salit est loin que c’est du passé, et mes amis pour ma plupart se montre bienveillant et avec l’aggravation de la maladie un combat supplémentaire est venu s’ajouter , je ne peux pas oublier, je ne peux que survivre avec et avancer le mieux possible. Mais quoi qu’iil arrive on ne sort jamais indemne d’une enfance salie et souillée.

La photo est de tres mauvaise qualité, sorry…

Pourquoi j’ai toujours eu une dent contre la nourriture….


La question peut se poser, parce que il faut l’avouer depuis ma naissance  la bouffe et moi on à jamais été copine….bon faut dire que c’est elle qui à commencé!!! Comment ça c’est mal de balancer? Laissez moi plutôt vous raconter….

J’ai été un bébé qui à de suite fait ses nuits dès son retour à la maternité, qui n’a jamais réclamé un seul biberon la nuit et qui ne finissais d’ailleurs jamais ses biberons la journée. J’ai été un bébé qui ne réclamais pas à manger. Une bébé qui alarmait tous le monde.

J’ai été un bébé qui à 6 mois à fait une grave intoxication alimentaire à la crèche, j’ai été un bébé que le nourriture à essayer de tuer à l’aube de sa vie (vois voyez c’est elle qui à commencé!). J’ai été une enfant qui ne voulait pas manger, rien hormis 3 choses : de la purée, des petits beurre et de la crème à la vanille. Une enfant qui refusait tous les gâteaux, qui avait des haut le cœur quand on lui mettais de la bouffe sous le nez.  J’ai du gouter mon 1er carré de chocolat à 4 ans et encore du bout des dents.

A 6 ans j’avais déjà connu les hôpitaux durant de long mois pour divers interventions liés à ma pathologie et pour moi manger et me rappelais l’odeur de l’hôpital, en particulier les plateaux.  C’est d’ailleurs à cette période que j’ai refuser de manger totalement. J’acceptais un yaourt avec du sucre juste avant d’aller dormir, a condition qu’on enlève mes perfusions. Mon poids étais vraiment bas, mais étant à l’hôpital pour une importante opération des hanches, suivit de 3 mois alitée totalement, la surveillance médicale en plus, j’étais bien encadrée.

Ensuite je suis allée chez une dame qui m’a gardé…oui la fameuse dame, dont le fils m’a totalement détruite et salis, mais bref ceci n’est qu’une ramification au problème qui était déjà présent. Cette dame adorait cuisiner, et nous faire manger….De grosses assiettes, des énormes assiettes qu’on devait finir obligatoirement, des desserts maison…..Des repas complets, entrée, plats, fromage et dessert, un cauchemar pour moi. J’en avais mal au bide à 11h30 en rentant de la matinée d’école. J’allais devoir manger, tout manger. Rien que en entrant dans la maison l’odeur de la bouffe me filait la nausée. Une véritable épreuve pour moi. J’étais souvent malade évidemment, toute cette nourriture dans mon ventre avalée contre mon grè, et à 16h30 le gouter : gâteau et verre de lait nous attendait en rentrant….

Bien évidement il y avait des moments ou je mangeais un peu plus et comme beaucoup d’enfant entre des haricots verts et des frites, je choisissais les frites, mais voila j’en mangeais 5, demandait un dessert et en mangeait la moitié….

J’étais une enfant très très menue, mes jambes et mes bras étaient incroyablement fines, mais je n’avais pas les joues creuses (bon j’étais loin d’être joufflue^^)  mais de visage ça allait à peu près. Ensuite est venue l’adolescence, mes copines avaient les hanches qui s’élargissaient, la poitrine qui se pointait, avait tour à tour leur règles et moi je gardait le corps dune gamine de 10 ans tout en grandissant….Je me moquait des railleries et des moqueries, mais j’ai eu droit au surnoms de sac d’os, squelettor, « attention tu vas perdre un os »….des remarques bêtes et méchantes d’ado bien plus complexé que moi….

Alors vous allez me dire pourquoi l’anorexie à 20 ans, à tout juste 43 kilos pour 1m56? Parce que mon anorexie ne viens pas d’un désir de maigrir, ni d’une peur de grossir. Elle a commencé par une perte d’appétit déjà très peu présente et une jubilation d’une prise de contrôle. Ne pas manger? Rien à battre! Avoir faim? Rien à foutre. Les kilos qui s’envolaient à la vitesse du son, je les voyaient pas. Je n’ai jamais eu l’impression de me priver ou de me restreindre, je n’ai jamais aimé manger, et pour moi avoir faim signifie une galère : manger.  29 kilos et alors? J’ai pas faim bordel!!

Heureusement depuis, j’ai pris du recul face à tout cela. Je n’aime toujours pas manger, mais quitte à manger je choisis ce que j’aime. Mais soyons honnête ca me demande toujours un effort. je sais qu’il le faut pour éviter les carences, les faiblesses, les malaises, pour tenir debout, pour ne ruiner mon corps, pour avoir de l’énergie.

Mais une chose est certaine, je ne fantasme toujours pas devant les boulangeries, et manger si je pouvais m’en passer ça serait rudement chouette!