J’avais 6 ans…

Petite parenthèse ici pour un article assez personnelle, sur une partie de mon histoire. En ce moment on commence à parler (enfin) du harcèlement à l’école et entre enfants.
Ceux qui connaissent mon parcours savent que pour moi tout a commencé, j’avais tout juste 6 ans, et lui en avait 16, il voulait jouer a des jeux de grands, il m’a forcé à faire des choses qu’un petite fille de 6 ans ne devrait pas connaitre. Et il s’est pris au jeu, avec des menaces plus perverses les une que les autres : manger de la terre sous la menace d’un couteau ou d’un fusil de chasse à genou, aller chercher un jouet dans sa poche en bloquant bien ma main au bon moment, m’obliger à mettre un jouer dans mes habits et le laisser aller le chercher, jouer à me laisser étrangler, il me soulevais par le coup avec ses 2 mains, et serrait jusqu’à temps que j’ai un blanc, ou avec un écharpe en serrant petit à petit, a côté ses coups de pieds sous la table au moment des repas, les coups de points dans l’épaule, les pincements devenaient des broutilles, même si elles me faisaient pleurer. Çà a duré plus cinq années jusqu’à mes 11 ans, j’ai tout caché, j’ai menti sous les menaces, par la peur, j’ai caché mes bleus, voir souvent des hématomes, c’est si facile a cette âge de se se dire que j’étais tombée à vélo, que je m’étais cogné et vous savez quoi? Plus le bobard est gros et mieux il passe.!!  Paradoxalement en primaire j’avais beaucoup d’amis à l’école, je m’éclatais en récré, je passais pas un weekend sans aller chez un copain ou une copine. J’habitais dans une petit impasse et nous étions un bande de 4 potes ou j’étais seule fille, nous étions dehors été comme hivers à faire des parties de foot, des cascades à vélo, des descentes en skate, alors vous comprenez maintenant pourquoi l’excuse des gadins passait crème, car je tombais souvent….De plus a coté j’étais épanouie en société, timide avec les grands mais très entourée, c’était insoupçonnable ou presque.

Je me rappel d’un après midi piscine chez une amie vers mes 8 ans, ou le père de cette amie, m’a vu sortir de l’eau le dos et les jambes couverts de bleus, il s’est approché moi et m’a entouré d’un serviette, il m’a dit « je  trouve que tu te blesses rudement souvent quand même », pis c’est tout, pas de suite, et à cette époque ça m’a rassuré, j’étais terrifié qu’il me fasse cette remarque.

Il ya eu ce jour ou je sortais de l’hôpital après un grosse opération des hanches et 2 cicatrices de 18 cm de chaque côté des jambes et de gros fils. Il a volontairement taper avec son poing sur les cicatrices plusieurs fois et les fils a ont sautés, j’ai raconté que je m’étais pris le ballon, et que je venais de me cogner, la encore mon bateau à marché, je me rappellerais toujours on m’a recousus sans m’endormir. J’ai depuis un cicatrice encire très gonflé.

Pendant cette période de ma petite enfance, je ne dormais plus, je ne mangeais quasi plus (juste un fromage blanc le soir, ou un peu de purée), le peu que je dormais je me réveillais en ne pouvant plus respirer, en larmes et claquant des dents et évidemment on a vite diagnostiquer des terreurs nocturnes …..mais comment c’est possible chez cette petite fille certes timide mais qui est épanouie.

Un jour, à mes 11 ans (lui avait donc plus de 20 ans), ceux qui me gardait ont décidé de partir dans le sud de la France avec leur fils (donc lui) et c’est a se moment la que j’ai tout lâché, en suppliant tout le monde d’en rester la, ils allaient partir, j’allais oublier…ERREUR!!!!

Petite et même ado, j’étais un gamine petite et menue, plus maigrichonne que les filles de mon age. Arrivée en 6ème, je me sentais fragilisé mais j’avais gardé ce reflex de ne rien laissé paraitre. Bien évidemment cela s’est vu comme le nez au milieu de la figure. Mon arrivé en 6ème j’ai eu l’impression de débarquer sur une autre planète, je n’arrivais pas à me faire mon trou après les abus et les maltraitances c’est le harcèlement scolaire qui à commencé . Ça a commencé par des moqueries qui me passaient au dessus (la naine, la rachitique) et vu que j’ignorais les mots les bousculades ont commencé, et mon petit gabarie portant un lourd cartable j’avais vite fait de valdinguer, je me sus cassée une dent en tombant quelques semaines après la rentrée. Ensuite j’étais devenue un distributeur de fournitures : feuilles, cartouches, colles, stylos….et si je refusais j’étais une radine. Les mots dans mon agenda qu’on m’avais piqué, les insultes, les menaces….

J‘étais (et je suis toujours) sourde de l’oreille droite, alors leur petit jeu était de se mettre volontairement à ma droite et de parler très bas en me demandant quelque chose, et bien sur j’entendais que dalle, ou alors de faire semblant de parler en mimant avec la bouche, oui ma surdité a été un vrai petit jeu pour eux.

Après ce que j’avais subis dans mon enfance, je me suis persuadée que c’était normal, que je le méritais, alors pourquoi se plaindre de quelque chose que je méritais, on m’aurais ri au nez.. Un jour un prof a assisté à une scène ou un grande de ma classe m’avais soulever par le col et me secouait fort pendant que un autre m’avais pris mon sac, il à gueulé sur le coup et le grand m’a lâché et au cour d’après, il passé l’heure entière a parler du comportement et du harcèlement, heureusement on commençait à en parler, mais la majorité des adultes prenaient cela comme des querelle d’ados. Ce prof me ramenait jusqu’à ma rue pour être sur que personne ne viendrait me chercher des histoires, pendant un moment cela s’est calmé, mais c’était plus sournois. J’ai passé le reste de l’année a éviter les groupes, caché dans les toilettes, ou n’importe quel endroit ou on ne me trouverait pas.

En 5ème ça c’était calmé, cela se contentait de quelques moqueries, quelques coups mais pour moi comparé à avant c’était rien, j’encaissais, j’étais comme blindé. En 4ème et en 3ème ça a repris de plus belle. Les garçons avaient grandis, les filles devenaient des femmes et moi j’étais la bourre niveau puberté, la moquerie était facile, me faire croire que je m’était gourée de classe ça les faisant rire et moi je m’en moquait, j’avais aucuns complexes de ce côté, mais j’ai compris que surtout les filles étaient susceptibles sur leur hanches larges et leur kilos qui les rendaient boulottes, ils m’a suffit de dire que j’aimais mieux être dans mon cas que le leur car je serrais pas le bide pour rentrer dans mon jean et ça les a calmé. J’ai juste du me résoudre à être totalement exclue du groupe, qu’importe j’avais une vie à l’extérieur, des passions, je faisais du sport en compétition, de la peinture, je faisais tout pour me focaliser sur ses moments.  Je précise que à cette époque je n’avais pas le handicap à la marche aussi prononcé que maintenant car mes opérations à 5 et 6 ans avaient bien fonctionné. Je me jetais à corps perdu dans le sport (GRS, escrime, escalade)  et dans la peinture et la encore j’avais des amis, l’ambiance était supers, j’avais beaucoup d’amis mais nous ne fréquentions pas les mêmes collèges.

Je suis partie au lycée, et la j’ai commencé à être vraiment malade avant d’aller en cours, pas de simples maux de têtes, mais des malaises, je devenait blanche, et la médecine scolaire m’a parlé de phobie scolaire confirmé par mon médecin traitant, de plus l’ambiance était de nouveau loin d’être bonne dans ma classe. Le jour de la rentrée on m’a demandé combien de classe j’avais sauté tellement je ne faisais pas mon âge, et les insultes on recommencé, plus sournoises car cette fois on s’attaquait aux personnes qui venaient vers moi qui avait vite fait de choisir le camp du coup. Même au lycée on me tapait dessus les filles comme les garçons. C’était devenue tellement banal, tellement normal que j’ai encaissé les coups comme je les aient encaissé quand j’avais 6 ans, comme lorsque j’ai encaissé ces caresses déplacés sur mon corps de petite fille, comme j’ai mangé de la terre à genou, un fusil de chasse sur la tempe dans le fond du jardin. Une partie de moi trouvait ça injuste , dur et était terrorisé et l’autre était persuadé que c’était normal alors pourquoi venir parler de tout ça puisqu’on va me répondre que tout est normal et que je n’ai rien a dire.

A la sortie de tout, a la fin du lycée, j’ai eu un  très gros ras le bol, j’ai tout simplement arrêté de manger, je n’avais plus faim, je ne me privais pas, je ne pouvais plus rien laisser entrer dans cette coquille vide. De 44 kilos, je suis tombée a 29 kilos en quelques mois,  un an d’hôpital pour prendre 10 petit kilos, sortir a 39 kilos et retomber une nouvelle fois a 29 kilos, nourrir mon corps me répugnait, et c’était bien plus grave qu’un problème de régime car je n’ai jamais eu de problème de poids, juste pour manger (bon j’ai aussi fait de l’anorexie du nourrisson mais il est fort probable qu’il n’y est pas de lien), il m’aura fallut bien des hospitalisation pour réapprendre à manger et à me faire plaisir avec la bouffe (et c’est pas gagné, je ne suis pas gourmande et je hais les repas, encore pire en groupe), mais j’ai réappris la convivialité autour d’un table ce qui est déjà un étape.

Je me suis beaucoup auto mutilé, surtout les bras, et les marques sont encore très visibles sur mes avants bras (plus de 50 cicatrices), par moment j’ai honte, ou peur des questions, je voudraient qu’elles disparaissent, elles me rappellent de tres mauvais moment, le nombre de fois ou j’ai finit aux urgences pour des points de sutures, les questions des médecins, les stigmates sont visibles sur mon bras aux yeux des autres et c’est encore compliqué pour moi à gérer.

Si vous avez eu le courage de tout lire (bravo, vous êtes courageux), j’arrive à la conclusion, aussi je suis une jeune femme en hypervigilance, méfiante, qui s’excuse tout le temps d’être la, qui à encore peur au fond d’elle même de tout les hommes, même des ses amis (qui pour certains le savent et merci a eu de tout faire pour me rassurer sans jamais me juger), qui manque de confiance en elle, mais qui change quand elle voit que par moment elle réussit des choses alors que elle se croyait nulle. Mon blog s’appelle « The little inside » ce titre n’a pas été choisit par par hasard. Le jeune femme que je suis devenue se bat tout les jours pour se rassurer et se dire que celui qui l’a salit est loin que c’est du passé, et mes amis pour ma plupart se montre bienveillant et avec l’aggravation de la maladie un combat supplémentaire est venu s’ajouter , je ne peux pas oublier, je ne peux que survivre avec et avancer le mieux possible. Mais quoi qu’iil arrive on ne sort jamais indemne d’une enfance salie et souillée.

La photo est de tres mauvaise qualité, sorry…

10 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Lulu
    Fév 11, 2015 @ 09:27:57

    *câlin*

  2. elisabeth
    Fév 11, 2015 @ 15:01:50

    Que dire….???
    Je savais que tu avais subi des maltraitances de la part du fils de ta nounou parce que je te suis depuis un petit moment déjà mais je ne savais pas que c’était à ce point là! !!
    Et aucun adulte n’a jamais rien détecté et/ou agit pour te sauver. .. car oui tu devais être sauvée! !
    J’essaie d’imaginer comment ta vie d’enfant, d’ado et de jeune adulte a dû être difficile et encore le mot est faible.
    Et puis tes relations avec les gens (et surtout les hommes je suppose ) doivent être compliquées.

    Je te souhaite de surmonter tout ça et de vivre une vie heureuse et légère.
    Bises

  3. lottiechan
    Fév 11, 2015 @ 19:56:11

    Merci beaucoup Lulu❤

  4. lottiechan
    Fév 11, 2015 @ 20:02:56

    Merci à toi Elisa, oui on se suis de très longtemps, on à fréquenté les mêmes endroit à un époque sans se connaitre même 🙂 Tu connais une partie de ton histoire, je t’en avais parlé et j’en avais parlé par bribes ici, jamais en détails, c’est la première fois.
    Les adultes ne veulent pas voir, ou croit tres vite les bobards les plus énormes. Pour les proches je pense que c’est parce que ils ne s’imaginent une seconde que de tels choses puissent se produire ou rester sous silence, pour les autres, il y a peut etre qui ont fermé les yeux pensant que ca n’allais pas si loin, mais en effet j’ai longtemps espéré que quelqu’un s’en aperçoive et me sorte de là…
    En effet c’est dur se se construire après tout ceci, et encore maintenant les stigmates sont la, je reste très méfiante (surtout avec hommes), même mes amis les plus proches (j’ai la chance qu’ils comprennent).
    Merci de ton soutien en tout cas
    Bisous à toi!

  5. Freyja
    Fév 11, 2015 @ 20:06:04

    Il faut beaucoup de courage pour écrire tout ça, et c’est une très belle chose que tu aies trouvé la force et l’envie de le faire.
    Bravo.
    Tu mènes bien des combats,
    mais il me semble que tu gagnes bien des batailles… !🙂

  6. lottiechan
    Fév 11, 2015 @ 20:11:08

    Merci beaucoup Freyja pour ton message. J’ai hésité avant d’écrire ce billet et puis la diffusion du reportage de France 2 ainsi que le témoignage de Nora Fraisse sur France 5 qui parle de sa fille Marion m’a encouragé à parler. Que ca soit à l’école ou ailleurs, le harcèlement, la violence et les abus envers les enfants doit être dénoncé. Merci de ton soutien!🙂

  7. Freyja
    Fév 11, 2015 @ 20:17:46

    Je trouve très positif que les abus et harcèlement soient de plus en plus dénoncés. Après le film l’emprise, maintenant ce reportage, les innombrables témoignages.. La force que cela donne à ceux et celles qui s’expriment aujourd’hui, et le réconfort pour ceux qui ne se sentent pas encore capable de briser le silence… cela fait chaud au coeur. Littéralement. Le droit à la parole, que les victimes ne s’autorisent pas, il leur est officiellement redonné. Et c’est une merveilleuse chose.

    Merci d’avoir publié ton message, pour tous les silencieux qui passeront sur ton blog, et se sentiront un peu moins seuls, un peu plus forts, et peu plus légitimes.🙂

  8. lottiechan
    Fév 11, 2015 @ 20:46:10

    Je suis tout à fait d’accord, c’est un pas avant que les victimes osent enfin parler, et surtout qu’on les laissent parler, sans forcément dénoncer, mais les laisser se libérer de leurs souffrances dans un premier temps tropo lontemps garder, murer dans le silence. Le temps qui passe ne guérit de rien, et la parole est libératrice, même si elle est très dur à prendre. Dans ma bio, je dis « brisons les silences, délaissons nos armures, pour calmer nos souffrances au fur et à mesure….voila, petit à petit les armures peuvent enfin tomber. J’espère de tout cœur que toutes les victimes, enfants, adultes, filles, garçons, parleront pour ne plus subir et parleront pour se liberer d’un passé trop douloureux trop longtemps laissé sous silence.

  9. Jessica F
    Mar 24, 2015 @ 21:33:39

    Ton histoire me touche beaucoup !
    Tu n’aurais pas dû vivre ce genre d’expériences. Et les adultes qui tu as connu à cette époque étaient stupide.
    ça a du te demander beaucoup d’en parler publiquement. J’espère que cela t’as fait du bien et qu’aujourd’hui tu te sens un peu plus libre.
    J’espère que tu pourras avancer un peu plus sereinement aujourd’hui.
    Bravo à toi pour en avoir parler.
    On se recroisera surement🙂

  10. lottiechan
    Mar 25, 2015 @ 20:21:28

    Merci beaucoup Jessica, oui les adultes ne voient pas toujours tout, les enfants savent aussi bien cacher les choses….
    J’ai longuement hésiter avant d’en parler aussi ouvertement, c’est très dur de se remémorer tout ca, même si j’y pense tout les jours.
    je crois que j’avance quand même (à petits pas) mais je fais des choses que j’aime, je suis souvent en vadrouille, j’ai tisser des liens avec des personnes qui sont devenus des amis en conventions sur Paris, je fais de la photos (j’ai même déja vendu une photo) et je passe de bons moments. Même si je dois vivre avec ca je me rends compte que je m’en sors pas trop mal.
    merci de ma lire et a tres vite j’espère🙂

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