Pourquoi j’ai toujours eu une dent contre la nourriture….


La question peut se poser, parce que il faut l’avouer depuis ma naissance  la bouffe et moi on à jamais été copine….bon faut dire que c’est elle qui à commencé!!! Comment ça c’est mal de balancer? Laissez moi plutôt vous raconter….

J’ai été un bébé qui à de suite fait ses nuits dès son retour à la maternité, qui n’a jamais réclamé un seul biberon la nuit et qui ne finissais d’ailleurs jamais ses biberons la journée. J’ai été un bébé qui ne réclamais pas à manger. Une bébé qui alarmait tous le monde.

J’ai été un bébé qui à 6 mois à fait une grave intoxication alimentaire à la crèche, j’ai été un bébé que le nourriture à essayer de tuer à l’aube de sa vie (vois voyez c’est elle qui à commencé!). J’ai été une enfant qui ne voulait pas manger, rien hormis 3 choses : de la purée, des petits beurre et de la crème à la vanille. Une enfant qui refusait tous les gâteaux, qui avait des haut le cœur quand on lui mettais de la bouffe sous le nez.  J’ai du gouter mon 1er carré de chocolat à 4 ans et encore du bout des dents.

A 6 ans j’avais déjà connu les hôpitaux durant de long mois pour divers interventions liés à ma pathologie et pour moi manger et me rappelais l’odeur de l’hôpital, en particulier les plateaux.  C’est d’ailleurs à cette période que j’ai refuser de manger totalement. J’acceptais un yaourt avec du sucre juste avant d’aller dormir, a condition qu’on enlève mes perfusions. Mon poids étais vraiment bas, mais étant à l’hôpital pour une importante opération des hanches, suivit de 3 mois alitée totalement, la surveillance médicale en plus, j’étais bien encadrée.

Ensuite je suis allée chez une dame qui m’a gardé…oui la fameuse dame, dont le fils m’a totalement détruite et salis, mais bref ceci n’est qu’une ramification au problème qui était déjà présent. Cette dame adorait cuisiner, et nous faire manger….De grosses assiettes, des énormes assiettes qu’on devait finir obligatoirement, des desserts maison…..Des repas complets, entrée, plats, fromage et dessert, un cauchemar pour moi. J’en avais mal au bide à 11h30 en rentant de la matinée d’école. J’allais devoir manger, tout manger. Rien que en entrant dans la maison l’odeur de la bouffe me filait la nausée. Une véritable épreuve pour moi. J’étais souvent malade évidemment, toute cette nourriture dans mon ventre avalée contre mon grè, et à 16h30 le gouter : gâteau et verre de lait nous attendait en rentrant….

Bien évidement il y avait des moments ou je mangeais un peu plus et comme beaucoup d’enfant entre des haricots verts et des frites, je choisissais les frites, mais voila j’en mangeais 5, demandait un dessert et en mangeait la moitié….

J’étais une enfant très très menue, mes jambes et mes bras étaient incroyablement fines, mais je n’avais pas les joues creuses (bon j’étais loin d’être joufflue^^)  mais de visage ça allait à peu près. Ensuite est venue l’adolescence, mes copines avaient les hanches qui s’élargissaient, la poitrine qui se pointait, avait tour à tour leur règles et moi je gardait le corps dune gamine de 10 ans tout en grandissant….Je me moquait des railleries et des moqueries, mais j’ai eu droit au surnoms de sac d’os, squelettor, « attention tu vas perdre un os »….des remarques bêtes et méchantes d’ado bien plus complexé que moi….

Alors vous allez me dire pourquoi l’anorexie à 20 ans, à tout juste 43 kilos pour 1m56? Parce que mon anorexie ne viens pas d’un désir de maigrir, ni d’une peur de grossir. Elle a commencé par une perte d’appétit déjà très peu présente et une jubilation d’une prise de contrôle. Ne pas manger? Rien à battre! Avoir faim? Rien à foutre. Les kilos qui s’envolaient à la vitesse du son, je les voyaient pas. Je n’ai jamais eu l’impression de me priver ou de me restreindre, je n’ai jamais aimé manger, et pour moi avoir faim signifie une galère : manger.  29 kilos et alors? J’ai pas faim bordel!!

Heureusement depuis, j’ai pris du recul face à tout cela. Je n’aime toujours pas manger, mais quitte à manger je choisis ce que j’aime. Mais soyons honnête ca me demande toujours un effort. je sais qu’il le faut pour éviter les carences, les faiblesses, les malaises, pour tenir debout, pour ne ruiner mon corps, pour avoir de l’énergie.

Mais une chose est certaine, je ne fantasme toujours pas devant les boulangeries, et manger si je pouvais m’en passer ça serait rudement chouette!

Le monde à mi-hauteur


Aujourd’hui était mon 2ème jour en fauteuil. N’ayant pas la force de pousser avec mes bras trop peu musclés, il faut qu’ une personne soit avec moi pour me pousser, et je ne veux embêter personnes autour de moi, même si on me répète et rabâche que « non je n’embête personne et que je dois arrêter de dire des bêtises pareil ».

Vu le beau temps aujourd’hui (enfin!) c’etait l’idéal pour faire une  longue promenade et par la même occasion de repérer les itinéraires les plus praticables.

Le monde à mi hauteur, c’est compliquée. Se laisser pousser, les gens qui vous regardent d’en haut. Les (demi) sourires gênés, compatissant, apeurés… Avec la canne je m’était presque habituée parce que je gérais mon corps, la je me laisse conduire et l’approche n’est pas si facile.

En revanche il est évident que ne pas marcher m’a permis de passer un journée bien meilleur, avec des douleurs minimisé, même si je suis toujours à un seuil de douleurs entre 3 et 5 dans les moments ou j’ai le  moins mal, vu que je ne suis jamais à zéro douleurs, pour moi ne pas avoir mal c’est avoir une douleur supportable, j’ai pu passer une journée bien plus agréable. 

J’ai même pu faire quelques photos, même si c’est beaucoup moins évident vu que je ne pouvais pas vraiment choisir mon angle de vision. J’ai passé une journée vraiment agréable, plus sereine, moins fatiguée, moins douloureuse.

Bien évidement, j’ai décidé que le fauteuil ne sera sortie que dans les périodes trop difficiles, je veux garder ma mobilité et mon indépendance, mais voila je galère au bout de 15 minutes de marches et je ne tiens que 5 minute en station debout. Je lutte en permanence pour chaque mouvement et tout comme je veux pas abuser des traitement trop lourd à base de tramadol, d’opiacé ou de morphine , qui de toute manière même aux dose maximum ne me soulagent pas à 100%, garder ma mobilité est quelque chose auquel je tiens tant que je le peux encore.

Je conclue sur quelque une de mes photos du jour

La voix de l’Enfant


Je voudrais vous parler d’une magnifique association : La voix de l’Enfant.

Comme vous le savez, j’ai fait parti de ces enfants victime de maltraitances, d’abus, de choses encore trop difficiles à exprimer même aujourd’hui. On ne sors jamais indemne d’une enfance salis, les traumatismes, les souvenirs, les peurs sont présents tous les jours, toujours aussi fort comme si c’était hier….

L’association « La voix de l’Enfant » à été créée en 1981. Cette association à pour but l’écoute de tout enfant en détresse. La voix de l’Enfant c’est 30 ans d’engagement, Lauréate du prix des Droits de l’Homme de ma république Française.

Mathieu Johann finaliste de la Star Academy 4 à rassemblé de nombreux artistes pour la création d’un magnifique album, un compilation viens de re  sortir récemment : 

Sur cette album 2 magnifiques chansons me parlent énormément : Parle Hugo parle et je reprends ma route. 

Il ne faut jamais oublier que un enfants battus, abusé, victime d’inceste est un enfant muets, bâillonné par la peur, la honte. Qu’il est très facile de dissimuler des marques de coups, de raconter qu’on est tombé…plus c’est gros plus ca passe. Les adultes sont aussi aveugles quand les arrangent…oui oui…

Un enfant victimes, sourit, joue, il n’y a que le soir que ces larmes coulent en silence et dans la solitude la plus totale.

N’oubliez pas, derrière le plus beau sourire d’un enfant peut se cacher un véritable enfer.

http://www.lavoixdelenfant.org/

J’avais 7 ans, un beau sourire, un lourd secret et la peur au ventre….