Surmonter la honte du handicap


Les dernières semaines ont été durs et éprouvantes. Beaucoup de fatigue, pas vraiment expliquées. Des mots de têtes qui ont redoublé, un gonflement persistant sous un œil du côté des tumeurs. Assez mal aux dos….J’essayais jusque là de ne pas en tenir compte ou tu tout du moins, le moins possible. Les après midi à faire un peu de shopping, sans forcément acheter, aller boire un verre, passer de bons moments, rigoler…

Au début, j’oublie presque dans ces moments la. La maladie, le handicap….Pourtant, cela reviens très vite, quand tous le monde lève (pour Danette…celle là, elle est faite…) et que je dois prendre ma canne…THE différence, quand je traine la patte, quand je suis à plat après juste une petite heure de ballade. L’entourage a beau m’accepter comme je suis, dans ma tête cette différence persiste, malgré moi…

Alors le soir, je gamberge un peu trop, la peur de la maladie, cette fatigue, ces maux de tête, je me demande si c’est une vie…Bien sur que c’est une vie, à la différence que je dois faire 3 fois plus d’éfforts que les autres pour la vie quotidienne.  Pendre le bus, attendre et passer à la caisse, essayer des fringues, monter/descendre des marches, ouvrir une porte…Y’a des jours ou je ne sors pas, juste parce que je ressens cette horrible honte d’être comme je suis. J’arrive toujours à me remotiver par la suite, et puis je dois bien sortir pour les rendez vous, mais je dois beaucoup prendre sur moi.


Alors bien évidement je suis assez lucide pour me dire que soit on me prend comme je suis, ou bien on me fou la paix….Seulement l’appliquer est tout autre chose. Répondre aux questions des personnes qui ne m’ont pas vu depuis un certains temps, marcher avec une canne, avec un appareil auditif….leur surprise, étonnement, gêne, me met aussi mal à l’aise qu"ils le sont. 

Bref, on a beau tenter d’y faire abstraction, la différence reste et demeure….

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